Image Hosted by ImageShack.us
By edonart cARneT De VOyAGEs...
cARneT De VOyAGEs...

Après une sarthoise à La Ciotat, Une m'tzoungou à mamoudzou.......

Mes premiers pas...

Publié dans Côté aterrissage

 

 

 

08/08/2006

4 heures du matin en France, 6 heures pour la Réunion, le calme de la nuit cède désormais le pas aux premières agitations, à l’ouverture des premiers hublots : les passagers migrateurs de mon avion se réveillent. Le jour se lève, la Réunion n’est maintenant plus qu’à quelques heures de vol. Pourtant, dans cet avion, les populations se mêlent et c’est déjà un avant goût des tropiques qui règne. Une heure d’attente à l’aéroport de Saint-Denis, un deuxième avion, cette fois-ci le dernier. Je regarde attentivement le petit avion virtuel se déplaçant sur l’écran de navigation qui indique notre localisation dans le ciel de l’océan indien. Le seul but à cela : savourer l’instant où se dessineront sur la mer les îlots composant Mayotte. Le massif corallien est splendide, Grande Terre et Petite Terre m’apparaissent pour la première fois. Sensation étrange que de se voir atterrir sur un territoire dont on appréhende la totalité vu du ciel. Oui, il s’agit bien d’une île. Le long de la piste d’atterrissage, la pauvreté des bidonvilles saute aussi fort aux yeux que la nature verdoyante élève vers le ciel sa multitude de palmiers. C’est une évidence, Mayotte est française mais ici c’est surtout l’Afrique. La piste est courte, le dernier grand virage que prend l’avion est pour le moins impressionnant. Peu importe, je vois Mayotte, je découvre mon île et cela quoiqu’il arrive au bout de cette bande de bitume.

 

Comme prévu, Sylvain m’attend à l’aéroport. Direction la barge en taxi pour quitter Petite Terre et rejoindre Grande Terre. Cette barge si souvent regardée comme un poncif sur les sites internet est maintenant réalité. Après une vingtaine de minutes de traversée, l’arrivée à Mamoudzou est cacophonique.

 

 

Mahorais et m’zungu (les blancs pour les gens d’ici) débarquent au milieu des scooters qui rugissent de toutes parts et des valises, glacières et autres contenants que chacun essaie péniblement de tracter…Quelle joyeuse mêlée…que la chaleur rend tout de même un  peu difficile ! Sylvain me fait monter dans sa bonne vieille voiture bien robuste et déjà 3 zébus nous barrent tranquillement la route. On est loin, mais très loin de nos rares minuscules hérissons français…

 

 

Mon hôtel est niché dans le haut d’une ruelle à l’allure d’un chemin boueux. Nous y laissons mes valises avant d’aller déjeuner un carpaccio de poisson dans un petit restaurant : un vrai délice. Voilà quelques heures que l’avion a atterri mais pour moi l’atterrissage n’est pas encore fini. Que de changements, d’émotions, de dépaysement…Retour à l’hôtel pour prendre un peu de repos mais la pluie me réveille brusquement: à ma fenêtre, des petits mahorais s’amusent gaiement à se rouler dans la boue bien rouge du terrain de foot…ah oui, c’est vrai, je suis à MAYOTTE!

 

 

 

Il est 17h, je profite de la dernière heure avant la nuit pour aller faire quelques courses. Je flâne dans les rues de Mamoudzou comme une étrangère, je sens les regards se poser sur moi.

 

Ma première soirée à Mayotte se déroule au Jungle, un café de Mamoudzou. L’occasion de faire une rencontre pour le moins surprenante, celle avec un vieux tropicalisé comme on les appelle ici, c’est-à-dire ces blancs qui un jour ont débarqué sur l’île avec leur billet d’avion aller-retour pour ne plus jamais la quitter. La cinquantaine, son discours est bien rodé et à l’esprit mahorais : sa vie se résume à sa femme comorienne rencontrée ici qui n’est radicalement que sympathique, belle et qui, à son grand bonheur, aime faire l’amour… (Un rat passe dans le bar, je ne peux partager ma peur avec personne …Je crois qu’il va falloir s’y faire) Il la trompe souvent mais ici c’est ainsi que se passe la vie …Première prise de conscience de cette mentalité si particulière et si différente de la notre, de ce mode de vie réducteur qui s’apparente à nos hommes européens qui vont chercher bonheur chez les filles de l’est. Mais il est déjà tard, je prends la route pour l’hôtel.

 

Rencontre avec un chat, erreur de la première caresse : résultat je me retrouve avec un animal de compagnie qui me suis volontiers jusqu’à ma chambre. A ressentir son bonheur, j’ai vraiment l’impression que c’est la première fois qu’on lui donne le droit de monter sur un lit et de recevoir des câlineries. Une heure se passe avant que je le mette dehors, un peu fatiguée d’avoir une ventouse à mes côtés.

 

09/08/2006

7 heures, réveil difficile. L’agence immobilière dont j’ignore la localisation m’attend pour 9 heures. Sur le balcon, on se tarde visiblement depuis un moment : mon chat… Il est sensationnel…je ne sais pas comment il s’y est pris pour arriver de l’extérieur sur mon balcon du 3ème étage mais en tout cas, il ne s’y est pas trompé…il était sur le bon !

 

Je visite ce jour-ci un bungalow fort sympathique niché au milieu des palmiers. Petite case rudimentaire de forme carrée aux volets roses, je prends rapidement conscience des problèmes encourus pour ma sécurité. Pas de grilles aux fenêtres (ce qui à Mayotte est fortement recommandé pour les vols qui sont fréquents), qui plus est pas de fenêtres tout court… En lieu et place, de simples ouvertures avec des volets en bois pour seule protection. Le toit de tôle ondulée, hormis la nuisance sonore en saison des pluies, ne semble pas non plus mettre à l’abri de visites nocturnes de bébêtes dont je ne suis pour le moment pas vraiment familière : margouillats, scolopendres, rats…

 

 

 

Les 2 ou 3 autres visites de logement ne m’enchantent pas : quel intérêt à venir à Mayotte si c’est pour vivre dans un appartement d’immeuble qui ressemble fortement à nos logements de métropole ? Je repars donc bredouille avec mon hôtel pour seule maison. Prendre le temps… que ce soit pour trouver un appartement ou obtenir un papier, Mayotte, ça tourne au ralenti. Mais le plus étonnant est que ce rythme vient presque de manière instantanée. Moi qui en France en serais déjà à la pose des cadres au mur, me surprends à accepter cette cadence, à vivre cette nonchalance. 2 heures peuvent se passer pour manger un sandwich, comme si le temps s’arrêtait. On est loin de notre course à  la montre quotidienne métropolitaine. Mayotte nous imbibe rapidement. 

 

 

 

 

 

10/08/06

Aujourd’hui, je pense avoir trouvé mon petit coin de paradis. D’ailleurs, la journée ayant fortement bien commencé, elle ne pouvait que se finir par une heureuse trouvaille.

 

En rejoignant le village de Cavani à pieds, ma curiosité me fait m’aventurer dans les quartiers populaires périphériques. Les gens sont pauvres, très pauvres à Mayotte. La plupart des cases ne sont qu’un bricolage de tôle (matériau le moins onéreux) avec la terre pour seul plancher. Les bidonvilles qui s’entassent à perte de vue, la saleté, les poules qui se baladent donnent à ma déambulation un charmant dépaysement.

 

 

 

 

Les enfants sont partout, l’envie d’aller à leur rencontre est immédiate. Ici, pas de jouets mais la nature et les objets abandonnés pour seul amusement. Quelques feuilles de Baobab, une vieille valise toute pourrie qui traîne on ne sait pourquoi dans la rue, un peu de boue où se rouler et voici les enfants de Mayotte en train de jouer et de s’amuser…

 

 

 

 

En rentrant dans ces quartiers, pas de crainte, pas de méfiance, les gens sont polis et vous disent bonjour à longueur de temps : « Bonjour Boueni » (femme en shi maoré), « ça va m’tzungu ? », « karibou » (bienvenue) … L’accueil est agréable. A Mayotte, n’importe où, n’importe quand, si on croise le regard de quelqu’un, la coutume veut que l’on se dise bonjour. C’est comme ça… Les petits enfants sont adorables : leurs porter une marque d’attention par un regard, c’est la garantie de les voir débarquer autour de vous en moins de deux… Ils vous touchent, vous sourient…Sortir son appareil photo, c’est prendre le risque que tous les enfants du quartier rappliquent immédiatement, sortant d’on ne sait où… L’appareil photo les subjugue, alors ils se mettent aussitôt à poser, à s’exciter à l’idée de voir ensuite leur représentation sur le petit écran. Ces moments sont comme magiques, c’est un vrai bonheur.

 

Quelques quartiers plus loin, une femme en tresse une autre. Je passe, on me dit bonjour, je réponds. On me demande comment je vais, je m’arrête. Je profite de cet accueil pour prendre le temps de discuter. Elle est anjouanaise, certainement clandestine. Comme beaucoup de gens ici. La simplicité de l’échange me plaît, on n’a finalement pas grand-chose à se dire mais chacune semble contente ainsi. On se sourit, elle me montre sa technique, elle se renseigne sur ma venue, me montre fièrement sa case colorée, peut être une des plus fiables du quartier. Notre petite conversation et son activité sont très vite arrêtées par son enfant qui vient réclamer sa tété, je m’éclipse tranquillement pour les laisser dans cette intimité.

 

Un rendez-vous était fixé de la veille pour visiter quelques logements à 16h. Je me rends au village en taxi pour retrouver mon guide. Premières visites, rien de plus que la dernière fois, des appartements dans lesquels je ne me sens pas d’habiter par manque d’exotisme. Direction Passamainty, pour ma dernière chance de la journée, une petite maison dans le quartier de Tanafou. L’endroit me plaît de suite avec sa nature luxuriante et ses makis (lémuriens) que je découvre pour la première fois. Encore en train de chercher le numéro 15 pour me le faire visiter que déjà je me projette à vivre ici. L’endroit est calme, grimpé sur une colline, avec des voisins quand même partout pour la sécurité. Cette petite maison bleue respire la tranquillité. La varangue en bois, montée sur pilotis, offre une vue agréable sur une végétation de palmiers et un bout du lagon. L’intérieur est simple, en briques peintes. Une grande pièce principale avec cuisine, quelques marches et la chambre avec la salle de bain. Ce n’est pas excessivement grand, mais à quoi bon quand on a 40kgs de bagages avec soi, en attendant quelques meubles… Demain, 7H30 devant l’agence, je ne veux pas laisser passer ça.

 

11/08/2006

7H45, les papiers pour la maison sont signés. Quel soulagement, une chose de moins sur l’interminable liste des démarches qu’il me reste à effectuer. Comme on me demande un numéro de téléphone, pas le choix et je file directement m’acheter mon portable. Le carnet de chèques diminue à une allure impressionnante, entre la maison et les cautions, c’est à coup de 250, 900 euros que je suis dans l’obligation de payer. Il est 8H30, direction Kawéni en taxi pour entreprendre l’ouverture de mes compteurs eau et électricité. La zone industrielle n’est pas particulièrement agréable à arpenter. La poussière, les véhicules qui fument et la chaleur ne facilitent pas mes déplacements. Sans parler de la fatigue qui m’envahit due à ma nuit plus que courte. 1 heure de sommeil, un groupe de réunionnais a toute la nuit met le feu à l’hôtel. Il paraît que les réunionnais sont comme ça….sans gêne et respect de l’autre. Me lever vers 4 heures pour aller leur dire n’a pas servi à grand-chose…si ce n’est qu’on se moque radicalement de moi. Qu’importe, il faut tenir, je sais que la journée sera longue et bien chargée.

 

Tiens, une Laure sur mon passage. Ma collègue introuvable depuis mon arrivée est tout simplement en train de faire à pieds EDM(électricité de Mayotte)- SOGEA(eau), alors que moi c’est SOGEA-EDM. Lieu improbable pour une quelconque rencontre, sur la chaleur du bitume… Bienvenue à Mayotte…

 

Il est 11h, Kavéni est le bon endroit pour chercher une voiture dans la foulée. Peine perdue, les épaves à 4 roues sont or de prix. Mon rêve de 4X4 commence à s’amoindrir, je sais que rien ne sera facile ici. De garage en garage, de parc en casse douteuse, rien de très fiable. Qu’il est dur de s’y retrouver quand on n’y connaît strictement rien en mécanique. Une présence masculine me manque terriblement…Dernier parc automobile, l’employé mahorais me propose de me ramener sur Mamoudzou. Je suis exténuée et accepte volontiers. En voiture, nous passons par les bidonvilles et j’ai le plaisir d’assister à un mariage mahorais. C’est la période paraît-il. Les femmes assises en costume traditionnel tapent sur 2 bois au rythme d’une musique africaine alors que 2 d’entre elles dansent frénétiquement. C’est impressionnant.

 

 

On mange ensemble dans un petit restaurant de la capitale de bonnes brochettes de viande mais je ne suis pas dupe : son intention est bien de me refourguer une de ses épaves roulantes à prix exorbitant. Repas plus que gênant, il n’est pas très bavard voire même muet et j’ai hâte de pouvoir allumer une cigarette pour me donner un peu de présence. Quand il me propose en vain de l’accompagner le lendemain à un mariage, je comprends très vite la 2ème intention de la journée… Ce sera un « peut-être » de ma part que je refuserai le lendemain au téléphone.

 

Retour à l’hôtel pour une sieste plus que méritée. Quelques appels pour une voiture me fixent des rendez-vous pour le lendemain.

 

12/08/2006

10H, stade de Cavani pour la première voiture, une polo. J’ai pris soin de convier Damien (un copain prof de Marseille muté à Mayotte aussi) qui habite à côté et s’y connaît un peu en voitures. Il est sceptique sur l’aspect interne de cette voiture, vaut mieux être sage et patienter encore. La Twingo qui suit est un peu mieux mais la conduite me semble un peu rude, sans parler d’un bruit bizarre ne m’inspirant pas confiance qui émane du moteur. Damien confirme. Résultat : rien. Retour à Mamoudzou un peu anxieuse de constater que mon seul moyen de locomotion est encore mes pieds. Pour combien de temps ? Je tente un dernier appel pour une 206. Le prix est plus élevé que ce que je m’étais fixé mais voyons. Le monsieur est libre et me propose de me rejoindre de suite. L’état est impeccable, les nombreuses factures et le contrôle technique m’inspirent confiance, toutes les pièces sensibles à Mayotte viennent d’être changées telle la courroie de distribution par exemple. Monsieur semble honnête, sa profession de flic est par ailleurs rassurante ! Cette fois-ci c’est la bonne. 2001, 1L9, 58000 Kms, climatisée, direction assistée…6000 euros. Quand on voit que des épaves sont à ce prix… Les papiers se feront lundi, quel soulagement. Je vais pouvoir maintenant penser à mon installation car évidemment l’appartement est vide…Direction Kawéni pour commencer à comparer quelques prix d’électroménager et de meubles.

 

Mais demain c’est dimanche, Sylvain  me propose une virée au sud de Mayotte. Que j’accepte bien sûr…Repos amplement mérité ! Il est 20H à l’hôtel, une boîte de conserve pour seul repas et forcément…pas de fourchette. Rien de grave, un bout de carton fera l’affaire. La démerde commence à devenir routine…

 

 13/08/06

Sylvain passe à l’hôtel à 10H, direction le sud par la côte ouest et la ville de Sada. Premier franchissement de la ville de Tsoundzou. Jusqu’à présent, mes déplacements primitifs ne m’ont pas permis cette liberté et c’est avec plaisir que je vais au-delà « du village ». Pour le moins qu’on puisse dire, ça change de la ville, du bruit et de la pollution. Palmiers et autres arbres exotiques prennent le relais des bidonvilles entassés de la capitale. De petits villages en petits villages, une route serpente, notre route…. Une trentaine de minutes plus loin, une plage désertique que l’on atteint à pieds par les chemins escarpés, tel Robinson Crusoé en excursion !

 

 

 

 

 

 

La marée est basse, notre tentative de rejoindre le tombant échoue : coraux morts, concombres de mer (espèces de grosses limaces) et étoiles de mer jonchent le passage et le rendent presque impraticable pieds nus… Sylvain semble déçu de cette difficulté, lui qui voulait me faire enfiler masque et tuba. Mais pour moi, la découverte est déjà omniprésente ! On rejoint un bungalow pour déjeuner, ce sera poisson coco : plat succulent à base de riz et de poisson suivant la pêche du jour, aujourd’hui du thon.

 

 

 

L’accueil est sympathique et les nombreux enfants de la famille jouant en culotte ne manquent pas de nous occuper. Tiens, le plus grand se ramène avec un poulpe, bien fier de montrer sa pêche à ses parents. Visiblement, pour eux aussi c’est le moment de déjeuner : la mama leurs apportent une grande gamelle à terre dans laquelle 5 à 6 cuillères s’empressent de plonger… Il faut voir le petit dernier, certainement 3 ans… pas besoin de maman qui l’assoit sur une chaise haute pour le faire manger à la façon « une pour papa, une pour maman » ! Non, ici, même lui se débrouille comme les plus grands… C’est vraiment étonnant… Mais le plus incroyable, c’est sans doute ses mêmes enfants que je retrouve quelques mètres plus loin en train de s’allumer leur barbecue pour y faire griller les fruits de leur pêche miraculeuse…

 

 

 

 

 

Quel sens de la débrouille. J’ai un peu honte à l’idée de ne pas être capable d’en faire autant…

 

 

 

 

Petite sieste sur la plage de palmiers (Sylvain à l’ombre, moi au soleil… L’état de mes épaules me fait regretter de ne pas avoir fait comme lui !) avant de rejoindre en voiture la plage des tortues. Le lieu est touristique, que des blancs à l’horizon ! Cela dit l’endroit est splendide sur un site de bungalows. Les makis sont nombreux et sautent gaiement de branche en branche, entre 2 bananes que les gens s’empressent de leurs donner pour les approcher. On rigole doucement de mon étonnement quand j’apprends qu’il faut enfiler masque et tuba pour approcher les tortues sous l’eau… « Ah bon ? Elles ne sont pas sur la plage... » « Non, non, elles ne viennent pas manger les bananes elles ! » Mes débuts un peu chaotiques de plongée ne font pas l’unanimité et les tortues c’est définitivement pas pour aujourd’hui…

 

Tiens, une Laure sur mon passage. Deuxième rencontre improbable avec ma collègue de Marseille. Décidément, Mayotte c’est vraiment petit…

 

Nous rejoignons Damien et Caro pour un petit barbecue chez eux (enfin dans le taudis qu’ils gardent jusqu’à la fin du mois). Soirée très sympa, Damien nous raconte ses exploits en ULM qu’il pratique depuis son arrivée à Mayotte. Oui Damien, j’essaierai l’ULM, c’est promis…

 

14/08/06

8H, jour important, celui de ma motorisation. Ma voiture m’attend, enfin…Le propriétaire fait preuve d’une grande générosité. Il me demande mon âge, j’ai celui de sa fille. Résultat, un peu de peine pour moi, il me propose de m’accompagner chez l’assureur pour m’aider dans mes démarches, tel un vrai papa bien veillant. Je le surprends même à négocier mes contrats ! J’en profite pour assurer la maison. Je trouve ça super…Alors que je m’apprête à lui signer le chèque de 6000 euros comme prévu, regain de générosité, il bafouille un peu et me dit : « allez…vous êtes jeune, vous avez besoin d’argent, ce sera 5700 euros. Vous pourrez vous acheter votre frigo ». C’est pas beau ça ?

 

Je roule désormais dans Mayotte, pas très rassurée tout de même car ici le code de la route est somme tout accessoire. Quant aux routes, on est sans cesse en train de slalomer entre les nids de poules. J’ai l’impression de faire du folk car ! D’où l’aspect indispensable d’avoir une bonne voiture.

 

Je profite de ce moyen de transport tout nouveau pour commencer mes premiers achats. Il fallait me voir dans le supermarché avec mon caddie bourré à bloc de vaisselles, produits, cafetière, étagère, plaques chauffantes et matelas d’appoint en mousse une personne en train de dégringoler toutes les 2 minutes. Achats sportifs…Les 2 étages pour rejoindre la chambre de l’hôtel m’ont certainement fait perdre l’embonpoint de ces dernières semaines…

 

Demain c’est férié, 15 août oblige, plus que 2 nuits avant d’avoir ma maison. Il est temps car l’entassement de mes achats commence à saturer la chambre d’hôtel …La livraison de mon frigo, mon lave linge et mon vrai matelas ressort est programmé pour le lendemain de mon emménagement. J’ai même réussi à négocier la livraison de quelques palettes de récup’ pour me faire le sommier et le canapé que j’agrémenterai de matelas en mousse ( ce qu’il y a de plus courant ici mais à proscrire pour le sommeil car trop chaud). Je suis assez contente de moi sur le coup, tout roule comme je l’avais prévu…Y’a pas à dire, la débrouille procure une belle fierté personnelle…



Publié à 08:45, le 16/08/2006,
Mots clefs :



Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Mes amis

La carte des lieux visités





Derniers articles
- vACANcEs iN MaOré
- Quelle rentrée...
- Un voyage dans un autre monde...
- Les vacances de Noël 2007-2008
- Les vacances à l'île Maurice...
- La grande lessive? C'est quoi?
- Quand tout s'emmêle...
- Les vacances en métropole...
- Manouche est de retour...
- Du nouveau dans l'installation...
- Samedi 7 Juillet, l'évènement incoutournable de l'année
- Sacrée journée...
- Les traditionnelles fêtes de fin d'année... à Mayotte
- Du nouveau sur le blog...
- Réponse à celui (ou celle) m'ayant laissé un commentaire...
- Sur l'îlot de sable blanc avec une partie de mes 3ème8
- Peut-être la plus grosse boulette de l'année...
- En récompense à notre réussite au concours de sculpture, voici en images la sortie sur le lagon avec mes élèves
- Rétrospective en images de vacanciers à Mayotte...
- Merci!
- Ces derniers jours en images...
- Les vacances au Kenya et à Zanzibar avec Farida...
- 2ème randonnée avec les élèves, cette fois-ci autour du collège pour commencer à élaborer notre propre sentier
- Petit détour par le marché de mamoudzou avant de rejoindre le collège...
- Clin d'oeil à mes élèves... Vous avez dit Mayotte?
- Journée plage avec Caro, Damien, leur voisine et les enfants...
- Drôle de visite ce matin...
- Retour à l'ilôt de sable blanc, cette fois-ci à marée haute
- Randonnée au lac Dziani de Petite Terre, ancien cratère volcanique...
- La célébrité commence par là!
- Journée à Saziley avec Nicole, une collègue, et sa troupe d'amis...
- On a gagné!
- Pendaison de la crémaillère chez Claire et Charles, nouvellement rencontrés...
- Cherchez Manouche...
- Créations en tous genres...
- Bouquet de fleurs...
- Enfin, voici le reste des photos de la Réunion...
- Bonjour le collège Virebelle de La Ciotat!
- Sans titre
- Escapade à l'ïle de la Réunion...
- Manouche va bien...
- Les makis aussi ont eu droit à leur cadeau de Noël...
- La case, non pas après le passage de Bondo, mais des... bûcherons...
- Ma maison vue du ciel...
- Noël sous les tropiques...
- Une petite vidéo de Noël...
- Plusieurs concerts à Mayotte...
- J't'aime pas...
- Meuble en carton, phase 2
- Vigilance orange...
- Cela devient de plus en plus inquiétant...
- Les vacances à Mayotte...
- Concours de sculpture avec mes élèves de 3ème 8... fini!
- Petits clins d'oeil à mes élèves...
- Voulé à Musicale Plage...
- Randonnée à Dembeni
- Bébé maki à la case... trop chou n'est-ce pas?
- Randonnée à l'alambic de Ouangani
- Quelques photos de la sortie cascade et du bivouac à Bambo ouest
- Expo au collège...
- Une petite adresse internet en passant...
- Chose promise, chose faite!
- Petite visite à la case...
- Balade aux cascades (petites) de mayotte...
- Dans la version insolite de Mayotte...
- Sortie randonnée...
- Des nouvelles de mon chat...
- Jour férié, on fête l'Ide el Fitr à Mayotte, la fin du Ramadan...
- Trop bon!
- Sans titre
- Quelques photos de Mamoudzou, un samedi matin...
- nouveaux meubles, nouvelle décoration!
- Meubles en carton
- Quelques explications sur la baleine à Mayotte
- Sortie Safari baleines en zodiaque...
- je lance un appel!!! Alamanda, toi qui me laisse des commentaires sur le blog, qui es tu???? Merci à tous de vous préciser davantage pour que je puisse facilement vous identifier... Merci!!
- "la poule est morte"
- Voici d'autres réalisations de mes chers élèves...
- Occuper ses vacances en créant: vêtements et peinture...
- Ambato plage, sable noir et pirogues à volonté...
- Encore du makis!
- Petite expérience drôle pour montrer la facilité de faire parler les images!!!
- Très belle affiche de la carte de l'île, faite par un artiste de M'tsapéré
- Petite leçon d'arts plastiques à la mahoraise...Pour ceux qui n'ont toujours rien pigé à mon boulot!!! Ou qui pensent que je suis en vacances!!!
- Sans titre
- petite journée aux ilots du nord...
- Je ne vis plus seule!!!
- Petite dédicace à ceux que j'aime... Vous me manquez... Mais attention, c'est pas parce que j'en ai oublié beaucoup que ceux là ne me manquent pas autant!!!
- Leçon de bananerie...
- Mes premières créations...
- Ma première plongée sous marine...
- Balade dans le sud
- quelques photos de paysages...
- Ca commence fort!
- Jour de rentrée
- L'invasion a véritablement commencé!!!
- côté flore (de mon jardin)
- La maison poursuit sa garniture. A quelques jours de la rentrée, dernier coup de bourre pour être bien chez soi
- Série faune...
- Mon collège à 5 minutes de la maison, à Doujani
- Mon petit chez moi en images
- Mes premiers pas...
- Quelques croquis de La Ciotat...
- 3. Quelques brèves tirées d'une lecture qui en disent long sur l'aventure qui m'attend... Une enseignante expatriée raconte son expérience... de grands moments!
- 2. Quelle idée...
- 1. ça y est, je pars...


Mots clés


Rubriques
- BLABLA
- Côté aterrissage
- Côté collège
- Côté créations
- Côté faune
- Côté flore
- Côté maison
- Côté marché
- Côté métropole
- Côté océan
- Côté plage
- Côté traditions
- Côté voyage

Mes amis